Grand-Vent, Jeanne Guillon, 2004
Bienvenue sur le blog de L'ARBRE !
Vous trouverez ici:
à la page AGENDA DES SPECTACLES, les dates de nos prochaines représentations;
une présentation des spectacles de la saison 2008-2009: BABOUCHKA, MIMI-TA, BAUDELAIRE BLASPHEME!, et SHOW MUST GO ON,
ANTIGONE;
dans la catégorie L'ARBRE, toute l'actualité de la Compagnie;
dans la catégorie BOURGEONS, les projets en cours;
dans la catégorie SEVE, les infos et annonces concernant la vie de la troupe;
dans la catégorie, RACINES, les principes et buts que nous nous sommes fixés.
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Il y a les représentations publiques, où l’entrée est libre (tout le monde peut venir), et il y a les autres : celles qui sont réservées à un groupe
particulier. Jusque-là, l’atelier Re’Création et la Compagnie de l’Arbre ont donné trois représentations « privées ». Trois représentations très différentes.
La première de ces représentations, c’était le vendredi 14 décembre 2007, pour les écoles des Abrets. Nous sommes alors 15 jours seulement après notre vraie première. Un public entièrement composé d’enfants ; dans les coulisses, nous parviennent leurs questions face au décor :
« C’est quoi ces paquets ? C’est pour nous ? Qu’est-ce qu’il y a dedans ? »
Le spectacle commence ; les enfants n’arrêtent pas de vouloir participer, ils sont dans une permanente demande d’interactivité. Cela nous trouble un peu – difficile d’en placer une ! En même temps, nous qui étions surpris du calme des enfants présents lors de la première, nous voilà servis… A chaque question qu’un des personnages se pose à lui-même, ils interviennent de façon complètement désordonnée, tous à la fois, criant parfois. Et ce, presque du début à la fin.
Après le spectacle, un temps d’échange est prévu avec les enfants. Nous leur posons quelques questions sur le spectacle ; ils ont bien suivi, mais les aspects les plus « irréels » du spectacle passent à la trappe. Ils sont très déçus que les cadeaux soient… mais chut ! Ne dévoilons rien ! Les enfants veulent savoir nos « vrais » noms :
« Moi ? Mais, allons, je suis Sapienno Zazou, singe sage, je l’ai dit pendant le spectacle…
- Mais non, t’es un humain ! Sinon, t’aurais pas des lunettes comme ça…
- Ah oui ? Mais si j’étais un humain, j’aurais des chaussures, et mes pieds ne seraient pas orange, non ?
- Ah oui. »
Le spectacle commence. Un bambin fait rire toute la salle en répétant tout ce que le Petit d’homme dit. Quelqu’un dans la salle va gentiment lui demander de s’arrêter ; et le spectacle demeure ainsi pleinement sur scène.
Pendant que je joue, j’aperçois, malgré le contre-jour violent des projecteurs, les regards écarquillés des enfants, regards attentifs, émerveillés – et même on dirait : assoiffés.
A la fin du spectacle, quelqu’un va demander à une des femmes entièrement voilées ce qu’elle en a pensé, si elle a aimé :
« Ah oui ! ça fait rêver !... »
Nous sommes tous, je crois, très heureux, et un peu fiers, de cette représentation.